Tempête du 23 mars 1836

I. Synthèse de l’événement

Date de début d’événement : 23 mars 1836

Date de fin d’événement : 28 mars 1836

Type d’événement : tempête d’origine atlantique de type ND (classification Dreveton)

Départements touchés ou régions :

Régions impactées

Tout le territoire français est impacté à un moment ou un autre mais le littoral atlantique subit le plus fort de la tempête.

Résumé :

Le 23 mars une violente tempête ravage tout le littoral atlantique. Les vents violents durent jusqu’au 28 mars, ils impactent tout le pays.

L’ouragan s’accompagne de vents très violents responsables de nombreux dégâts particulièrement le long des côtes atlantiques jusqu’au Cotentin.

Les fortes pluies provoquent des coulées de boue, des crues ainsi que la destruction de maison et villages jusque dans le nord-est du pays.

Intensité maximumDuréeSurface du territoire métropolitain touchéIndice de sévérité
au moins 120 km/h
5 jours
Tout le territoire
 ???

II. Informations fragmentaires recueillies :

Le 23 mars, 78 marins partis pour la pêche d’hiver en haute mer, pêche dite de la péougue, périssent lors du naufrage de leurs chaloupes au large de La Teste (commune de Gironde proche d’Arcachon, commune qui n’existait pas à l’époque). Ce naufrage laissera 65 veuves et 118 orphelins.

Naufrage de sept chaloupes (Illustration Cécile LÉNA)
Naufrage de sept chaloupes

Divers articles dans les Annales Maritimes et Coloniales, volume 22, font référence à des vents violents le 28 mars 1836, à l’origine de naufrages et de navires en grande difficulté des côtes de Manche au littoral atlantique.

Sont explicitement cités :

le Cap Frehel et Saint-Cast (Côtes d’Armor)

Brest

Quiberon

Le Croisic (Loire-Atlantique)

Ce même jour, le 28 mars 1836 à 9 h du matin à Damas-devant-Dompaire (88), un incendie associé à la tempête ravage une partie du village (destruction totale de l’église, du presbytère et de 10 maisons).

Un article écrit par Beth Walton, de l’Australian Meteorological Association, cite le printemps 1836 comme riche en tempêtes sévères en Manche. Il signale des valeurs numériques pour la journée du 27 mars avec des vents de 63 nœuds (117 km/h) pour des creux de 16 mètres.

III. Références bibliographiques ou médiatiques

Quelques extraits des Annales Maritimes et Coloniales, volume 22

Vent Saint Cast Vent au Croisic
Vent SaintCast Vent Croisic
Vent à Granville Vent à Quiberon et Brest
Vent à Granville Vent à Quiberon et Brest

Extrait de : Australian Meteorological Association

The gales and foul weather continued for more than a week, with the most violent conditions yet to come. At 3.00pm on Sunday 27 March the John Pirie diarist described the wind turning southwest and strengthening to the ‘perfect Hurricane’ with the seas raised to the ‘greatest possible pitch of Madness’. On the Beaufort wind scale, developed in 1804, ‘hurricane strength’ is the highest category with winds in excess of 63 knots and wave heights greater than 16 metres. From the two accounts, it appears the John Pirie endured near hurricane strength southwest to northwest winds, with occasional hurricane strength squalls for almost 24 hours. During this time mountainous waves broke over the ship again and again, at one stage completely overwhelming it – the only course of action was to break the bulwark to allow the water to escape before its weight sank the vessel. Under such extreme conditions, the Captain could do nothing but steer before the wind – eastward – a path which would take them into the Bay of Biscay. It was not until 4.00 pm the next day, when the wind had abated a little but still with heavy seas, that they could ‘heave to’ and labour westward into the wind, away from the danger of being close to shore. On Wednesday, with the winds turning southwesterly (but still possibly galeforce and with high seas and heavy swell), they set sail for the English coast, finally finding safe anchorage at Dartmouth, Saturday 2 April, greatly shaken but thankful to be alive.

The Duke of York, sheltering at Torbay during this period, did not go unscathed. The great storm of the 27 to 28 March broke its sea anchor cable and windlass, while other sheltering ships lost masts, and one vessel was dashed against the shore.

Written by Beth Walton, Australian Meteorological Association